Église Bonne Nouvelle

Élever et instruire l’enfant selon le Seigneur

Élever et instruire l’enfant selon le Seigneur

Élever et instruire l’enfant selon le Seigneur


Éph. 6 :4 Quant à vous, pères, n’irritez pas vos enfants, mais élevez-les en leur donnant une éducation et des avertissements qui viennent du Seigneur. Lsg21
Transcription Parole vivante : « Vous, les parents, n’exaspérez pas vos enfants par une sévérité excessive afin qu’ils ne conçoivent pas d’amers ressentiments contre vous. Éduquez-les comme le Seigneur nous éduque, en vous inspirant de ses conseils pour les avertir et les reprendre. Élevez-les dans une discipline aimante que le Seigneur puisse approuver. »

Introduction

Je crois vraiment que chaque enfant depuis sa naissance et tout au long de son processus de développement jusqu’à l’âge adulte, aura un rôle déterminant à jouer, une destinée précise, et nous en tant que parent, nous avons le privilège et la responsabilité d’être des accompagnateurs sages et avisés pour qu'ils atteignent ce but.
« Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d'avance, afin que nous les pratiquions. » Éphésiens 2 :10
Aussi, dans son Amour infini, Dieu, nous a laissé la liberté de choisir, c’est donc possible que selon nos choix nous passions à côté de son plan parfait.
C’est pourquoi ce qui est semé dans le cœur de l’enfant dès sa plus tendre enfance va demeurer en lui. Le cœur des enfants est comme une jeune terre très fertile et intacte, ce que l'on y plante dedans va prendre racine, pousser et porter du fruit. Donc c’est vital de veiller à ce qui est semé dans leur cœur soit de bon principe de notre part et déjà actif en nous! Le contraire de : «fais ce que je te dis, mais ne fais ce que je fais».
Quelqu’un a dit : « Nos enfants ne nous appartiennent pas, ils nous sont seulement confiés afin de les éduquer pour que nous les préparions à être des disciples de Jésus. Nous savons tous que sans la puissance de la grâce de Dieu, aucun changement réel ne se fera dans le cœur d’une personne, qu’il soit un enfant ou un adulte. »

La Bible nous montre notre responsabilité d’élever nos enfants selon les principes de Jésus, et de leur enseigner ce qu’il attend d’eux. »

Quand l’apôtre Paul s’adresse aux croyants de l’Église d’Éphèse en disant que les parents ne doivent pas irriter leurs enfants, qu’est-ce qu’il voulait dire exactement?
Irriter = gr. parorgizo (par-org-id’-zo) παροργιζω = pousser à la colère, provoquer, exaspérer, fâcher, échauffer, contrarier.
Les mots «n’irritez pas» suggèrent aussi une façon habituelle, constante de faire, qui crée progressivement une contrariété qui finit par éclater en hostilité ouverte.

Donc j’aimerai adresser une question à vous tous qui tenez le rôle de parents :
Comment est-ce que je peux irriter (exaspérer) mon enfant? Comment éviter cela?

(Même quand ce n’est pas mon intention et de penser que mes attitudes et mes façons de faire seront bénéfiques pour lui).
Voici des façons de faire et d’être à éviter qui peuvent réellement exaspérer nos enfants.

1. Éviter la surprotection (même si elle est bien intentionnée).

Surprotection = insécurité du parent envers l’enfant.

  • Elle étouffe nos enfants émotivement

  • Elle contrôle à l’excès les endroits où ils vont et ce qu’ils font

  • Elle dénote un manque de confiance envers l’enfant

  • Elle met en doute constamment leur jugement

  • Elle met des murs entre le parent et l’enfant en croyant établir des liens plus intimes


Bien sûr c’est important de donner aux enfants une direction réfléchie et certaines restrictions, mais ce sont des êtres humains à part entière qui doivent apprendre à prendre leurs propres décisions, selon leur âge et leur maturité. On peut donner une direction claire, biblique et équilibrée pour une influence positive sur leur volonté, mais on ne peut pas la contrôler.

2. Évier le favoritisme et les comparaisons entres les enfants.

  • Nous voyons des exemples dans la Bible avec Isaac et Jacob, avec Jacob et Joseph.


  • Bannissez toutes formes de favoritismes, car elles ont un effet dévastateur dans la vie des enfants qui paraissent moins doués ou moins appréciés. Ça crée en eux du découragement, du repli sur soi-même avec un petit cœur rempli d’amertume et de ressentiment. Le favoritisme des parents envers certains de leurs enfants crée un esprit de favoritisme et de comparaison entre les enfants eux-mêmes.


3. Évitez d’exiger de vos enfants des résultats qui dépassent leurs capacités ou leurs habilités.
  • On peut mettre tellement de pression sur un enfant pour qu’il réussisse que l’on vient court-circuité son véritable potentiel. Il apprend rapidement que rien n’est satisfaisant pour plaire à ses parents. À peine a-t-il réussi quelque chose qu’on attend de lui qu’il fasse mieux encore.


  • Ex. : Les pères qui essaient de réaliser leurs propres ambitions sportives par le moyen de leur fils, ou les mères, celle d’une carrière de haut niveau par le moyen de leur fille, déshonorent littéralement leurs responsabilités de parents de les amener à être véritablement ce qu’ils sont appelés à être.


  • Car nous sommes son ouvrage, nous avons été créés en Christ-Jésus pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. Éph. 2:10


4. Évitez de les décourager.
L’enfant qui ne reçoit jamais de mots de félicitation et d’encouragements va à coup sûr se décourager. Si l’un des parents met constamment l’accent sur ce qu’il fait de mal et qu’on ne souligne jamais ce qu’il fait de bien, il finit par perdre espoir et par se convaincre qu’il est incapable de faire quoi que ce soit de valable. Arrivé à ce point, il ne voit plus de raison d’essayer.

  • «Les parents peuvent toujours trouver quelque chose qu’un enfant fait de vraiment bien, et ils devraient en exprimer leur appréciation. Un enfant a besoin d’approbation et d’encouragement dans les choses qui sont bien, autant qu’il a besoin de correction dans celles qui ne le sont pas.»

John MacArthur

5. Ne pas être prêts à faire concrètement des sacrifices pour eux.
  • Donner l’impression à l’enfant qu’il est de trop.


  • Les enfants à qui on donne cette impression, celle qu’ils sont des obstacles aux plans et au bonheur de leurs parents, ne peuvent faire autrement que d’accumuler du ressentiment.


  • Au final, ce sont les enfants qui finissent par ne plus désirer de contact avec leurs parents. Alors ils commencent à les considérer comme des intrus dans leur vie et comme des obstacles à leurs plans et à leur bonheur.


6. Évitez d’utiliser l’amour comme un instrument de récompense ou de punition. 
  • Exprimer de l’amour quand l’enfant fait bien et en le refusant lorsqu’il fait mal. On le fait souvent inconsciemment, mais l’enfant peut sentir si ses parents l’aiment moins lorsqu’il désobéit que lorsqu’il obéit.


  • Ce n’est pas là la façon dont Dieu aime, et ce n’est pas la façon dont il veut que les parents aiment leurs enfants. Son amour envers nous est un amour inconditionnel!


  • Dieu apporte des correctifs et de la discipline (à nous ses enfants) par pur amour, tout comme il envoie sur nous sa bénédiction par pur amour : « Car le Seigneur corrige celui qu’il aime » Héb. 12:6. C’est facile de punir un enfant quand nous sommes en colère ou par ressentiment. Donc il est extrêmement important que les parents fassent sentir à leurs enfants qu’ils les aiment vraiment quand la correction d’un comportement est devenue nécessaire.

7. Évitez de les maltraiter physiquement ou verbalement ou par négligence.
  • La tragédie des enfants battus est dramatique aujourd’hui. Ça entraine des conséquences désastreuses dans la vie d’un enfant qui en vivra les répercussions et les séquelles jusqu’à l’âge adulte.


  • Parfois les enfants sont maltraités d’une façon verbale. On peut aussi facilement tuer l’âme d’un enfant avec des paroles plus que par la force physique. L’écraser par des arguments qui le font sentir comme un minus ou avec des sarcasmes sur sa personnalité ou son aspect physique peut lui faire excessivement mal, et provoquer chez lui beaucoup de colère et un débordement de ressentiment.


  • La négligence : est l’un des pires traitements qu’un enfant puisse recevoir! C’est un problème majeur!


Un père chrétien a déclaré :
«Mes enfants sont maintenant grands et ont tous quitté la maison. Mais si c’était à refaire, voici ce que je ferais. J’exprimerais plus mon amour à ma femme devant mes enfants. Je rirais plus avec mes enfants - de nos erreurs comme de nos joies. Je les écouterais plus, même les plus petits. Je reconnaîtrais mieux mes propres manquements et ne prétendrais plus à la perfection. Je prierais différemment pour ma famille : au lieu de me concentrer sur ma femme et mes enfants, je me concentrerais sur moi-même. Je ferais plus de choses avec mes enfants. Je les encouragerais et les complimenterais plus. Je ferais plus attention aux petites choses, les petits gestes et les petits mots attentionnés. Et puis, finalement, si c’était à refaire, je parlerais plus de Dieu à mes enfants ; chaque chose ordinaire qui se produit durant chaque journée ordinaire me servirait à leur montrer l’action de Dieu.»
(NOTRE EXEMPLE PERSONNEL DE VIE EST LE MEILLEUR DES EXEMPLES POUR NOS ENFANTS!)

En conclusion : Être sensible à la voie que l’enfant doit suivre!
Prov. 22 :6 Éduque l’enfant d’après la voie qu’il doit suivre! Même quand il sera vieux, il ne s’en écartera pas.
BFC : Donne de bonnes habitudes à l’enfant dès l’entrée de sa vie : il les conservera jusque dans sa vieillesse.

Certains passages de la Bible peuvent se comprendre dans deux sens différents, sans que le texte original permette de trancher entre l’un ou l’autre. Souvent, les deux sens se complètent et montrent le parfait équilibre de la Parole de notre Dieu.
C’est exactement le cas de
Proverbes 22 :6
1. La « voie » de l’enfant peut d’abord désigner l’ensemble de ses talents, de ses dons et de ses aptitudes naturelles. Une éducation, à l’image des soins de Dieu envers nous, doit viser à faire éclore et s’épanouir les dons d’un enfant. Il n’est pas du tout dans la pensée biblique de forcer un enfant à faire ce pour quoi il n’est pas fait, sous le simple prétexte qu’il est soumis à l’autorité de ses parents.
À la suite des recherches menées sur l’éducation des enfants, il n’y a plus personne qui vient contester que l’enfant a sa personnalité… il convient de la respecter.
Dans une famille avec plusieurs enfants, des parents aimants et avisés constatent rapidement que la « voie » du cadet ne sera pas forcément celle de l’aîné 
; l’éducation sera alors adaptée à chacun, selon la sagesse que seul le Seigneur peut donner.

2. Pour autant, ce passage ne signifie pas qu’il faille laisser libre cours aux caprices immatures de notre enfant. Si nous avons à cœur d’élever nos enfants selon le Seigneur, nous serons conduits à user d’une fermeté pleine d’amour pour les empêcher de suivre un mauvais chemin.
Par réaction aux excès d’autoritarisme des générations qui nous ont précédés, notre culture poste moderne est marquée par un laxisme déstabilisateur pour l’enfant lui-même et pour l’ensemble de notre société. L’épanouissement du caractère de nos enfants ne passe, ni par un endoctrinement fanatique, ni par une rigueur excessive,
mais par une stimulation à rechercher les valeurs chrétiennes, alliée, s’il le faut, à une discipline mesurée et contrôlée.
Au final, nous voulons qu’ils donnent leur cœur à Jésus et qu’ils vivent une réelle connexion avec Lui!
Bonne semaine!
Luc Desjardins

Ce texte est basé sur des textes de la Bible, quelques commentaires de John MacArthur sur l’Épitre aux Éphésiens, d’autres commentaires divers et mes réflexions personnelles.

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